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Les psaumes - Traduire sans mentir

Le problème de la traduction nécessaire

Avant la Réforme, dans l’Eglise catholique, la psalmodie (pratique liturgique des psaumes) a lieu dans les chapitres de chanoines et aux offices des moines. Elle est donc réservée aux consacrés. Or, pour une religion qui veut faire de nouveaux adeptes, la traduction est un problème.

Autre religion universelle, l’Islam a déclaré l’arabe langue sainte, ce qui réduit l’importance de la traduction. Mais le christianisme n’a eu que des langues d’usages, et jamais de langue sainte : premièrement, parce que Jésus s’exprimait dans un langage qui n’a pas été conservé, en araméen, et parce que le monde romain dans lequel la « Bonne Parole » s’est répandue avait deux langues officielles : le latin pour l’administration, et le grec pour la culture. Même si la question de la langue a toujours été un vif sujet de controverse dans les confessions chrétiennes, les Eglises ont toujours dû s’adapter, tôt ou tard, à une langue d’usage. Dans les églises réformées protestantes, la question du langage concerne surtout l’adaptation des textes.

Un « peuple de prêtres, de prophètes et de rois »

La Réforme accepte cette citation au sens stricte, ce qui signifie que la tâche sacerdotale, celle du prêtre chez les catholiques, est dévolue à l’ensemble de la communauté des croyants. Les Réformés parlent de sacerdoce universel. Si le psaume revient aux fidèles, il doit être accessible en totalité, autant en paroles qu’en musique. Après la traduction de la Bible, initiée premièrement par Luther pour l’allemand, le plus grand chantier liturgique de la Réforme va être la traduction du psautier, ou du livre des 150 Psaumes dits « de David ».
En même temps, les Réformés mettent l’accent sur la rythmique et la métrique du texte. Car dans la Bible juive, le psaume est versifié et chanté. Pour les Protestants , le psaume ne sera donc pas seulement une base de méditation et de lecture pieuse. Pour être accessible à tous, il devra respecter un même nombre de syllabes, s’harmoniser en vers doubles, et chaque syllabe aura sa note.

Ce travail demandait des traducteurs qui soient aussi des auteurs, et des musiciens qui sachent se plier à la métrique du texte. Au 16e siècle, l’écriture n’est honorable que si elle rime.

                                                                                                                   Thierry    BOBINET


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